| | | [ Flashback ] The Host of Seraphim | |
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Souviens-toi de mon nom: Amado Yoake | Ex-Ni Ban Taï Taisho | Assassin's God Messages: 546 Date d'inscription: 08/08/2010 Age: 21 Localisation: Tu vois par la fenêtre là-bas ? Bon, tu vois l'arbre ? Et à côté, le marchand de journaux ? Eh ben déjà, je ne suis pas là. Feuille de personnageSpécialité: HakudaNiveau:    (54/100)Expérience:    (4790/6000)
 | Sujet: [ Flashback ] The Host of Seraphim Dim 17 Oct - 0:56 | |
| Sujet : The Host of Seraphim Personnages : Amado Yoake – Kuchiki Byakuya Statut : Achevé Débuté le : Dimanche 17 Octobre 2010 Terminé le : Jeudi 17 Mars 2011
« La nuit, l’obscurité, la Lune. Une brutale étincelle, qui se transforme en flamme plus douce. Une inspiration. De l’herbe qui s’embrase, nouvelle source de lumière et de chaleur. Puis, la première source s’éteint, ne laissant que ce petit brasier… Le ciel se voila alors que la fumée du petit cône s’élevait lentement. La nicotine – ce n’était que du tabac – s’infiltra lentement dans les poumons de mon gigai. C’était une belle nuit. Pourtant, j’étais troublée… Troublée d’avoir revu ce garçon – un homme maintenant – que ma promesse me forçait à protéger. Depuis quand avait-il tant grandi ? Depuis quand étais-je devenue si négligente pour me laisser surprendre ainsi ? Enfin, ce n’était pas de ma faute si les petits garçons poussaient si vite. Un courant d’air chassa la fumée de ma cigarette, et je fermai les yeux, me laissant happer par mes souvenirs. »
Soul Society - Seireitei Vers le début du XXème siècle Un son mat s’échappa du sol alors que le corps svelte de la vizarde – c’était ainsi qu’ils appelaient ça maintenant « vizard »… ils n’auraient pas pu trouver mieux franchement ? Il était horrible ce nom – atterrissait dans l’herbe. Elle grimaça. Moins de bruit ! Cette étrange guerre l’avait rendu beaucoup trop audible dans ses déplacements. Ah ! Cela faisait quand même du bien de se mouvoir dans son corps spirituel sans gigai pour venir entraver les mouvements ! Bien entendu, elle pouvait sortir dans le monde réel en shinigami, mais ce n’était pas réellement la même chose qu’un monde spirituel n’est-ce pas ? Elle se redressa et fit rouler légèrement ses muscles sous son kimono noir et blanc. Aussitôt, elle sentit le frottement des sangles de quelques armes secrètes contre le tissu. Elle grimaça. Même si le Seireitei était en effervescence depuis quelques temps avec cette histoire avec les vizards – décidemment, elle ne s’habituerait jamais à ce nom – si elle se faisait prendre, elle risquait gros… Enfin, juste sa vie en fait. Petite chose.Elle ignorait pourquoi Ginrei voulait la voir en ce moment, là maintenant. Si son message n’avait pas eu de marque d’urgence, elle avait bien su lire entre les lignes pour que cette rencontre se fasse le plus rapidement possible. Si elle n’avait pas pour habitude de s’alarmer inutilement pour un oui ou pour un non, elle ne pouvait s’empêcher d’avoir un mauvais pressentiment, se demandant si cela avait un lien avec elle et ces vizards… Après tout… Non, elle faisait « confiance » – dans le sens yoakenien du terme – à Ginrei. C’était lui qui lui avait sauvé la vie, et même s’il avait retourné sa veste pour une raison ou pour une autre, elle avait une dette envers lui et une vie en valait une autre. Cependant, Yoake ne pouvait s’empêcher de retourner cette possibilité dans son esprit. Et si Ginrei l’avait trahi ? Et si tout cela était un piège et qu’elle fonçait droit dedans, tête baissée comme le premier des imbéciles ? Mais elle n’avait pas le choix. Et si effectivement le Seireitei se préparait à se lancer à ses trousses, elle vendrait très chèrement sa peau.La partie militaire du Seireitei n’avait pas tellement changé depuis la dernière fois où elle était venue. Les quelques bâtiments en construction étaient achevés et en service depuis un bon moment, d’autres s’étaient construits en plus et certains se programmaient encore. Se fiant à son instinct et à son sens de l’orientation, Yoake trouva rapidement le quartier des Hautes Familles de la Noblesse qui, lui, n’avait pas changé d’un pouce… Rien d’étonnant à cela. Les Nobles avaient tendance à être totalement réfractaires à l’évolution et au changement. Il était tôt le matin, et si elle aurait pu justifier sa présence dans les rues du Seireitei avec son uniforme et une identité toute préparée, il était quasiment impossible d’avoir une bonne excuse pour traîner dans les rues de ce quartier. Cependant, ce n’était pas un vrai problème. Etant habituée à ces visites clandestines – elles dataient même d’avant son exil –, ses pas retrouvèrent automatiquement les voies officieuses pour se rendre au manoir des Kuchiki.Elle passa le mur d’enceinte sans encombre et prit la peine de vérifier que la rondes des gardes et des serviteurs n’avait pas changé. Elle attendit quelques secondes, tendant l’oreille. Rien. Tout était parfaitement chronométré, comme une chanson qu’on tournerait en boucle et qui n’aurait pas changé depuis des siècles… C’était si simple ! Quand elle disait que les Nobles étaient réfractaires au changement. Mais passons, dans le cas présent cela l’arrangeait bien. Elle fit un léger décompte mental avant de se faufiler sans le moindre bruit dans la bâtisse. Elle traversa des couloirs, des pièces vides à cette heure, des jardins, esquiva des gardes, des serviteurs et dut modifier légèrement sa trajectoire quand un groupe un peu plus important et exceptionnel lui barra son itinéraire habituel. Foutus Nobles. Puis, enfin, elle pénétra dans le jardin privé de son sauveur. Se glissant sans un bruit dans son dos bien qu’elle sut qu’il était au courant de sa présence, elle ronchonna quelque chose comme quoi il aurait pu la prévenir pour le détachement exceptionnel qui se baladait dans les couloirs à cette heure indue.Un sourire se dessina sur le visage marqué par le temps de Ginrei. Il avait… vieilli, c’était indéniable. Les traits qu’elle avait connus si jeunes avaient perdu de leur fougue pour laisser place à cette sagesse qu’on ne pouvait avoir qu’avec le temps. L’avantage de la capacité de régénération de son hollow. Le temps semblait passer moins vite. Yoake prit place près de son ancien collègue et la discussion commença, à voix basse, comme au temps où ils programmaient les gens. En ce temps, il était l’amitié et le courage, ainsi que la rébellion. Et Ginrei le savait. Ayame devait mourir, emmenant avec lui ses rêves fous. Elle chassa ses pensées d’un léger mouvement de la tête. Il n’était plus question d’assassinat pour les Kuchiki à présent, mais quelque chose de plus grave à en juger par l’étincelle qui brillait dans son regard. Pourtant, il commença par lui donner quelques nouvelles, les gens qu’elle avait connus, menacé, la famille de ceux qu’elle avait tués sous ses ordres, en bon assassin qu’elle était. En retour, elle lui raconta la guerre entre les russes et les japonais, les nouvelles technologies, la logistique, cette étrange nouvelle forme de guerre, pleine de statistique, froide et impersonnelle comme les machines qu’ils utilisaient.La discussion se prolongea, mais qu’un peu seulement. Les choses étaient sérieuses, et Yoake devinait sous son kimono les muscles tendus de son vieil ami. Et puis, sur un ton solennel et distant, Ginrei finit par lâcher ce pourquoi il l’avait demandé. Il fallait qu’elle paie sa dette à présent, qu’elle fasse une promesse. Une vie en valait une autre n’est-ce pas ? A présent, c’était à son tour de veiller sur une autre vie que la sienne, quitte à tout risquer pour elle, comme il avait tout risqué pour la sortir de sa prison, de nombreuses années auparavant. Son petit-fils, Byakuya de son prénom. Yoake protesta, plus pour la forme que par réel embêtement. Enfin, c’était une contrainte de plus et elle n’aimait pas ça. Mais dans son esprit, il n’y avait pas de quoi protester. La matinée était un peu avancée maintenant. La vizarde demanda à voir son nouveau protégé. Ginrei acquiesça, que pouvait-il dire d’autre ? Elle n’en ferait qu’à sa tête. Il se leva. Il ferait les présentations. Non… Yoake voulait s’en charger seule. Elle extorqua le lieu où il se trouvait au chef des Kuchiki et, après l’avoir saluée avec respect, c’était glissée de nouveau dans le manoir.L’adolescent était bien à l’endroit indiqué, s’entraînant malgré l’heure matinale. Une mince pellicule de sueur faisait luire son front aux rayons du Soleil. Elle l’observa dans l’ombre, sans un bruit, comme elle le ferait très souvent durant le reste de sa vie, notant çà et là quelques observations. La tenue parfaite de son boken, les lignes de ses biceps se dévoilant parfois au flottement de ses manches, la cheville un peu trop tordue lors d’un mouvement, le regard à la fois fixe et alerte, la précision de son enchainement. Elle resta ainsi de longues minutes, l’observant sans trahir sa présence. Puis, elle se déplaça furtivement et d’un Shunpo fut à une vingtaine de centimètres dans son dos. Elle ne chercha pas à l’attaquer mais, si ce qu’avait dit Ginrei était exact, le jeune homme était habitué à ce genre de surprise et ne se laisserait certainement pas surprendre aussi facilement. Une sombre histoire de chat-démon vicieux et joueur.
Dernière édition par Amado Yoake le Jeu 17 Mar - 23:14, édité 1 fois |
|  | | Souviens-toi de mon nom: Invité Invité
 | Sujet: Re: [ Flashback ] The Host of Seraphim Dim 17 Oct - 15:18 | |
| En ce temps là, notre Roku ban tai taisho si reconnu, n’était encore qu’un noble héritier dont l’apparence se liait à celui d’un adolescent d’au moins seize ans. Ses longs cheveux aussi sombre que l’ébène encadraient un visage dont les traits ressemblaient de plus en plus à ceux de son père, bien que le sourire paraissait un moins présent, affichant un sérieux des plus honorables. Ce jour là donc, Byakuya s’éveilla comme à son ordinaire juste avant l’aube. Le vent passa au travers du shoji entrouvert, pour caresser son visage encore un peu endormi, qui dépassait de la couette. Sa main s’extirpa des couvertures de manière mollassonne et vint passer sur son front pâle, avant que ses lèvres ne s’entrouvrent pour laisser mourir un fin soupir. Il resta un là, immobile encore quelques instants avant de daigner exercer un mouvement certes noble mais indécise, afin de s’assoir posément, et délaissant son regard ombrageux observer le jardin éclairé par des lueurs rosés. Pour finir l’adolescent quitta sa couche et tout en se frottant un œil, il rejoignit la salle de bain privée qui jouxte sa chambre et se changea pour adopter une tenue plus adéquate pour l’entrainement, autrement dit son kimono de l’académie.
Une fois chose fait, le noble attrapa son boken et sorti par le Shoji pour rejoindre le jardin, mais avant même qu’il ne bifurque sur la gauche de la passerelle, quelle ne fut point sa surprise de croiser son grand père qui semblait l’attendre, debout le visage placide sous le carcan de son écharpe qui ornait son cou. Ses yeux emplis de sagesse ne le quittait point de vue, alors que de sa bouche il lui fit simplement comprendre qu’il serait temps qu’il songe à comment revêtir son Kenseikaan, comme le voulait la coutume. A cela Byakuya acquiesça du chef et lui promit d’y songer avant ce soir, et de lui en parler surement après l’heure du dîné, si toute fois ce dernier serait présent. Ginrei voila ses pupilles et lui tourna le dos pour retourner en ses appartements, laissant son petit fils seul sur cette passerelle boisée. L’adolescent respira lentement l’air encore un peu frai, et s’aventura plus avant dans ce petit jardin privé qui donnait pile sur le bassin des carpes Koi de son grand père, délaissant un peu plus loin une vue imprenable sur les hauts cerisiers. Ses pas le guidèrent vers cette étendu d’eau et ses yeux si anthracite se mirent à apprécier le mouvement si gracieux de ces poissons, apaisant son être…c’était sans doute une des rare chose qui semblait offrir un peu de sérénité à Byakuya qui était encore bien impulsif, malgré le fait que Yoruichi ne venait plus l’ennuyer.
Mais c’était peut être une chose qui étrangement lui manquait et cela par moment lui faisait ressentir une colère des plus sourde. Le jeune noble ne pouvait admettre qu’elle lui manquait réellement, pas après toutes ses taquineries et ses réflexions…mais surtout cette trahison. Du jour au lendemain Yoruichi avait quitté son monde, le laissant seul, seul avec le sentiment d’avoir été laissé tombé et d’être insignifiant, frustré de ne pouvoir un jour lui démontrer qu’il pouvait la rattraper, garder cette espoir fou de lui dérober une victoire, sans jamais plus devoir le lui démontrer. Depuis, son visage était devenu un peu moins enfantin, et ses manières un peu moins impétueuse, ce qui en un sens plaisait au clan, et reposaient certains autres, mais Byakuya lui, se sentait trahit.
Sa main se resserra sur son boken, une simple pression comme pour aider son intellect à quitter ces réminiscences si absurdes en fin de compte, et le noble Kuchiki se détourna du bassin pour revenir plus au centre du jardin pour y entamer quelques mouvements de bases, afin de se concentrer et d’entamer un entrainement des plus appuyés. Ses jambes étaient parfaitement positionnées, ses pieds camper sur le sol végétal, ressentaient l’humidité de la rosée, sa chevelure se soulevait à peine sous le souffle du zéphyr matinal et ses mains ferment sur son emprise observaient une gestuelle sûre. Aux files des longues minutes qui suivirent, une fine pellicule de sueur glissa sur ses tempes juvéniles, tandis que son souffle toujours aussi profond en son sein se faisait un peu plus court. Ses pupilles paraissaient à demi voiler sous ses paupières, alors qu’il crut reconnaître la sensation d’être observé lui brûler la nuque….Une impression qu’il avait connu par le passé et qui le poussait à réagir bien trop violemment.. Un visage s’immisçait en son esprit, celui qu’il appelait par le passer….
- Bakeneko…
Sa voix ne fut qu’un murmure, devançant sa pensée, et l’impression devint certitude quand la présence se manifesta en son dos. Rapidement, Byakuya usa d’un shunpo pour se soustraire de ce danger, pour se retrouver sur le petit pond qui ornait le dessus du bassin. Une carpe se manifesta dès lors pour faire un bond des plu majestueux au dessus de l’eau, tandis que l’adolescent brandissait en avant son Boken d’une seule main, tout en scrutant cette femme qu’l n’avait jamais vu, de ses yeux ombrageux. Non elle n’était point Yoruichi, et il ne portait point d’élastique en ses cheveux. Cette femme ne paraissait point dangereuse, mais l'adolescent avait apprit bien des choses sur les fausses apparences.. et l'aiguillon de la prudence s'ancrait un peu plus en son sein. C’est d’une voix presque adulte maintenant qu’il s’exprima avec méfiance bien qu’encore un peu impétueuse :
- Qui va là?
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 | Sujet: Re: [ Flashback ] The Host of Seraphim Dim 17 Oct - 17:22 | |
| En effet, le petit homme ne tarda pas à réagir au quart de tour et bondit hors de sa portée d’un Shunpo. Le visage figé en une expression douce et paisible, elle restait impassible pour ne pas montrer son esprit fonctionnant à toute allure pour analyser l’adolescent devant elle… Il avait réagi instinctivement, avec une célérité qui tenait de l’expérience et non d’un apprentissage. Elle retint un sourire. Ce gamin devait s’entraîner très dur et depuis son plus jeune âge pour être arrivé à son niveau… Rien d’étonnant là-dedans pour un Kuchiki, qui plus est le petit-fils de Ginrei et le fils de Shojun. Ses yeux détaillèrent son apparence, le port de sa tête noble et méfiant, ses yeux sombres qui dissimulaient presque parfaitement une impulsivité naturelle, ses cheveux noir d’encre rendus un peu désordonnés par son entraînement, son teint de lait avec ses joues légèrement rosies… Il ressemblait à son père au même âge, c’était fou. Elle inclina respectueusement la tête pour saluer le jeune noble, alors que sa voix retentissait dans l’air, méfiante.
Byakuya : « Qui va là ? » Bien sûr. Elle ne savait pas pourquoi, mais les nobles avaient la fâcheuse tendance à être nerveux quand ils ne savaient pas à qui ils avaient à faire… Enfin, ce n’était pas réellement propre aux nobles mais eux devenaient beaucoup plus mal à l’aise que la moyenne. Enfin, comment expliquer à ce jeune noble les choses sans qu’ils se mettent à pousser de hauts cris ? Elle avait de la chance, il avait l’air de savoir à peu près se contenir… Mais s’il commençait à ameuter les gardes, cela risquait de très mal se finir. Par où commencer… ?
Yoake : « Lors d’une esquive, il n’est pas prudent de revenir sur des choses trop fragiles, d’autant plus lorsqu’elles ont la fâcheuse tendance à servir de piège. » souffla-t-elle en désignant le pont. Ah bah bravo, ça c’était de l’entrée en matière Yoake ! Elle sentit les applaudissements mentaux de son hollow interne, alors que l’un de ses sabres se foutait gentiment de sa gueule. Elle allait le braquer si elle continuait ainsi, et elle aurait l’air fine tiens. Même si sa voix n’avait pas quitté ses modulations douces, ne contenant ni reproche ni sarcasme, elle n’avait pas pu s’empêcher d’en faire la remarque, énonçant un fait. Il allait falloir se rattraper.
Yoake : « Et pour répondre à ta question, je me prénomme Yoake. Je suis une amie de ton grand-père… Et je suis enchantée de faire ta connaissance. » C’était peut-être le petit-fils de Ginrei, mais il était bien trop tôt pour lui faire confiance, aussi n’avait-elle pas donné son nom de famille… Déjà qu’elle lui avait donné son véritable prénom, c’était déjà beaucoup trop. Ginrei n’avait rien dit quant à l’identité qu’elle devait lui donner, et elle ignorait s’il avait l’intention de parler d’elle à son petit-fils. Bah, c’était son problème après tout. Attentive, elle ne quittait pas des yeux son jeune noble, notant mentalement chacune de ses expressions et de ses réactions. Il allait falloir qu’elle apprenne à le connaitre, la plupart du temps à son insu pour être capable de le protéger au mieux. Mais franchement, qu’est-ce qu’il lui avait pris d’accepter une mission pareille ?
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|  | | Souviens-toi de mon nom: Invité Invité
 | Sujet: Re: [ Flashback ] The Host of Seraphim Lun 18 Oct - 18:56 | |
| Toujours aussi attentive, le noble adolescent ne bougea pas d’un pouce. Sa poigne était souple et ferme à la fois sur la garde de son bâton, et son regard ombrageux ne quittait pas cette personne qui prétendait à rester aussi calme que dangereuse. Les gardes n’étaient pas loin, et ne devaient certainement attendre qu’un geste de sa part, cependant, Byakuya n’était pas du genre à vouloir se faire aidé, et au file des ans cela ne faisant que s’affirmer. Aussi le noble Kuchiki ne fit aucun geste envers eux, alors que l’intruse des lieux s’adressa envers sa personne avec une once de désinvolture qui n’était pas sans rappeler à Byakuya une toute autre entité. Chassant cela de son esprit, ses sourcils s’abaissèrent pour offrir un léger pli de frustration sur son front. Il n’aimait guère qu’on lui concède aussi gratuitement une leçon, et encore moins par une étrangère qui la tutoyait… Cette fierté était donc encore plus vivace encore que par le passé, en ce jeune corps devenu presque adulte. Malgré tout… Yoake n’avait point tort sur la question, et Byakuya abaissa juste une fraction de seconde pour voir qu’il était en effet sur un pont qui pouvait fort aisément signer sa perte au moindre déséquilibre.
Le garçon réprima sa colère au fond de lui et mit un certain temps avant que le pli ne s’efface de ses traits encore un peu rebondit par l’enfance. C’était là un exercice encore bien difficile pour lui, et pourtant remarquable quand on savait que quelques années plutôt, il réagissait de manière si impétueuse qu’il se retrouvait facilement en de piètre position. Mais la question n’est point là, actuellement du moins, car sous son mutisme volontaire, l’intruse se manifesta à nouveau sous ses intonations douces où nul sarcasme ne semblait apparaitre..chose rare…surtout pour Byakuya, venant d’une femme. Yoake…ainsi donc était ce son nom. Mais en fait, le plus surprenant fut de la savoir amie avec son grand père et cela attisa la curiosité de l’adolescent qui abaissa faiblement son bras armé, comme signifiant qu’il adoucissait un peu sa méfiance vis-à-vis d’elle.
- Si vous êtes en effet une amie, pourquoi ne point vous faire annoncer en ce cas au lieu de vous défiez de moi ? N’auriez vous donc point de nom ?
C’est en effet un point qui lui échappait totalement. Comment se faisait il que cette femme soit disant amie, ne possédait pas même un nom ? Byakuya avait beau rechercher en sa mémoire, jamais encore il ne l’avait rencontré, dans quelque familles nobles que ce soit. De plus pourquoi Ginrei ne l’avait il point prévenu de cette visite ? Était ce si impromptu ? Sa main contenant le boken s’abaissa lentement pour finir, et bientôt, l’héritier des Kuchiki, s’avança d’un pas, imposant par là qu’il abaissait encore d’un cran sa méfiance. Si son grand père était derrière tout cela, c’est qu’il y avait donc là, une bonne raison et Byakuya n’avait nullement l’intention de le décevoir par une action encore trop empreinte d’impulsivité. Il prit donc les devants en quémandant d’une voix aux ondulations graves et sérieuses :
C’est ojii sama qui vous envoit si je comprends bien?
il s’éloigna se rapprocha encore, jusqu’a quitter définitivement ce petit pond en bois et ne se retrouvait plus qu’à environs dix pas de Yoake qui ne paraissait pas le quitter des yeux, comme si elle cherchait à le connaitre à travers ce visage si semblable à son père. Des traits qui passaient presque pour être placide, mais point suffisamment encore pour ne pas voir l’impétuosité de la jeune s’y exprimer encore un peu. Le vent rompit le silence en soulevant quelque peu la chevelure du noble, sans que ce dernier ne semble s’en intéresser, attendant juste que cette femme ne précise le pourquoi de sa venue. A dire vrai, il n’avait pas que ceci à faire, car d’ici quelques heures il devra regagner l’académie, et donner une réponse dans la soirée à son grand père, sur une question qui n’engageait certainement pas cette soit disant amie.
Voila bien une chose qui fit naitre en son sein un sentiment de moquerie….Yoruichi était aussi une amie..mais elle l’avait trahit et avait passer son temps à ne lui offrir que colère et rancœur. Pourtant il ne pouvait nier qu’elle lui…….
- Vous lui ressemblez.
Fini-t-il par dire rien que pour rompre cette pensée si dérangeante et surtout troublante. Non jamais il ne l’admettra et jamais il ne soumettra uen telle pensée à quiconque. C’était là une absurdité totale pour un jeune homme destiné à devenir l’un des Taisho les plus puissants et un grand chef de clan.
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|  | | Souviens-toi de mon nom: Amado Yoake | Ex-Ni Ban Taï Taisho | Assassin's God Messages: 546 Date d'inscription: 08/08/2010 Age: 21 Localisation: Tu vois par la fenêtre là-bas ? Bon, tu vois l'arbre ? Et à côté, le marchand de journaux ? Eh ben déjà, je ne suis pas là. Feuille de personnageSpécialité: HakudaNiveau:    (54/100)Expérience:    (4790/6000)
 | Sujet: Re: [ Flashback ] The Host of Seraphim Mar 19 Oct - 20:02 | |
| L'expression du jeune noble se modifia, alors qu'il s'imprégnait de ses paroles, les laissant doucement arriver à son cerveau. Il baissa pendant une fraction de seconde son regard pour constater qu'elle disait vrai. Premier soupir mentale de son hollow interne. Il avait fait vite, cependant un tel laps de temps était suffisant pour un guerrier un tant soit peu expérimenté pour l'attaquer et prendre l'avantage de l'assaut. Elle s'apprêta à lui en faire la remarque, mais une leçon à la fois suffirait... Difficilement, elle ravala ses mots et s'empêcha tout commentaire à ce sujet. Après tout, Ginrei lui avait simplement demandé de veiller sur lui, pas de devenir son professeur et lui apprendre quelques arts de la guerre ou autre chose... Quoique, à bien y réfléchir, si le petit savait se débrouiller un peu tout seul, cela lui ferait des vacances... Et si jamais elle était loin de lui et qu'il courait un danger, au moins saurait-il se défendre un peu tout seul avant qu'elle ne vienne à sa rescousse. Mouais. Elle y réfléchirait plus tard, pour l'instant un premier tête à tête n'était peut être pas le bon moment pour le critiquer.
Pendant ce temps, l'adolescent semblait ravaler difficilement son agacement. Oui, elle avait raison, au grand dam de tous les jeunes gens de 13 à 18 ans qui pensaient tout savoir. Il ne fallait pas leur en vouloir. Ça passerait avec le temps. Puis, Yoake prononça le mot magique de "grand-père" et la colère fit place à une certaine curiosité. Son sabre de bois s'abaissa légèrement. Deuxième soupire mental. Elle ne s'annonçait pas. Elle débarquait de nulle part sans prévenir personne. Elle se matérialisait à quelques dizaines de centimètre de lui, même si elle n'avait pas l'air menaçante. Il ne la connaissait pas. Et il lui suffisait de lui dire qu'elle était une amie de Ginrei alors qu'il n'en savait rien pour qu'il baisse sa garde, même légèrement. La voix spectrale de son hollow lui susurra au creux de son esprit qu'elle ferait mieux de se teindre les cheveux en argenté pour cacher les futurs cheveux blancs qu'il allait lui donner. Elle la fit taire en muselant son esprit. Elle fut tirée de ses pensées par la voix plus grave de l'étudiant et reporta son attention sur lui.
Byakuya : « Si vous êtes en effet une amie, pourquoi ne point vous faire annoncer en ce cas au lieu de vous défier de moi ? N’auriez-vous donc point de nom ? » Ainsi, il l'avait remarqué... Rien d'étonnant en soit au fond. C'était un noble, quelqu'un qui avait l'habitude des introductions pompeuses et interminables, avec des noms à d'horribles rallonges. Cette étrange présentation non conforme aux règles devait lui changer, de même que son nom... Mais bon, qu'était réellement un nom ? Après tout, elle en changeait comme de chemise, et ne restait pas plus de quelques décennies avec le même. Mais il lui faudrait donner le nom qu'elle avait utilisé en tant que shinigami quand elle appartenait encore au Gotei 13. Et si jamais il entendait parler du capitaine homonyme - et pour cause ! c'était elle - il n'était pas stupide et aurait tôt fait le rapprochement avec elle. Or, elle ne le connaissait pas suffisamment pour prévoir ses réactions et lui faire confiance. Qui lui disait qu'il n'allait pas clamer haut et fort sur tous les toits qu'il la connaissait hm ? Sa main s'abaissa de nouveau et il s'avança vers elle. Sa méfiance était toujours présente, mais elle semblait faiblir. Yoake ne le quittait pas un seul instant du regard, ses yeux épousant ses formes pour saisir le moindre petit mouvement, le moindre petit frémissement de son être. Il abaissait sa garde. Alors que cette fois-ci, elle n'avait rien fait. Dès qu'elle était de retour dans le monde réel, elle prenait rendez-vous chez le coiffeur pour une teinture.
Byakuya : « C’est ojii-sama qui vous envoie si je comprends bien ? » Et qu'est-ce qu'il en savait ? C'était ce qu'elle lui avait dit. Et alors ? Il ne la connaissait pas. Qu'est-ce qu'il lui disait qu'elle n'avait pas assassiné son grand-père et qu'elle venait s'occuper de lui ? Ou qu'elle le retenait ici pendant que l'un de ses complices s'occupait du vieil homme ? Oh bien sûr, un duel faisait forcément du bruit, d'autant plus que Ginrei ne se laisserait certainement pas faire comme ça. Mais Ginrei était un noble, un shinigami et un samouraï. S'il avait reçu une certaine éducation pour éviter les assassinats, un professionnel pouvait en venir à bout sans qu'il ne se rende compte de rien ou qu'il puisse avoir le temps de prévenir quelqu'un. Elle avait du mal à concevoir le fait de croire quelqu'un aussi facilement...
Non, le noble devait bien encore se méfier d'elle, ce n'était pas possible autrement. Ou alors, il était immensément naïf. Enfin, peu importait, elle en tout cas, restait parfaitement sur ses gardes et n'avait pas l'intention de se détendre avant d'au moins retourner dans le monde réel, quelque part dont elle seule connaissait l'existence. Pas avant. Et surtout pas au Seireitei où elle risquait de se faire exécuter si elle se faisait prendre. Prudemment, le noble quitta le petit pont de bois et Yoake s'accorda l'ombre d'un sourire un peu plus amusé. Il apprenait vite. Tant mieux. Un courant d'air se leva et fit voleter les cheveux sombre du noble, avant de venir s'en prendre au visage de Yoake. Elle inspira doucement l'odeur du noble qu'il lui apportait. Il avait un parfum assez fruité, de cerise... en un peu plus musqué. Discrète et assez douce, mais bien masculine. Elle mémorisa cette odeur et la grava solidement dans sa mémoire, au cas où. Après une comparaison vaseuse de chien pisteur de la part de son hollow, elle se retint de levait les yeux au ciel. Le noble semblait s'abimer dans ses pensées, détaillant l'assassin mais faisant appel à ses souvenirs. Finalement, il lâcha un :
Byakuya : « Vous lui ressemblez. » Elle regarda attentivement le noble qui semblait vouloir reprendre pied avec la réalité. A qui ressemblait-elle ? Cela avait-il une importance ? Elle ne le savait pas. Sa mère ? Non, elle avait eut le temps de la connaitre et elle ne lui ressemblait pas vraiment. Sa grand-mère ? Impossible, il ne l'avait pas connu. Une étudiante de l'Académie ? Possible, bien qu'elle avait du mal à voir en quel point. Alors qui ? Une autre parente ? Également possible, mais elle ne voyait pas qui... Cela faisait trop longtemps qu'elle était éloignée de la famille pour connaitre les membres. Ginrei lui avait parlé d'une autre personne... Le Bakeneko. Possible également, elle ne la connaissait pas. Il lui faudrait peut être enquêter là-dessus... Elle secoua légèrement la tête. Non, inutile. On lui avait demandé de veiller sur lui, et cela n'avait pas réellement d'importance au vue de cette mission. Il ne fallait pas qu'elle laisse sa curiosité prendre le pas sur sa raison. Elle réfléchit à sa réponse. C'était son premier contact, il ne fallait pas qu'elle se loupe. Prenant un air un peu plus distingué, elle reprit la parole :
Yoake : « Mon beau Seigneur, il y est certaines règles qui n'auront point cours entre nous... et d'autres que ne seront valables qu'en nos présences. Ces règles comme beaucoup d'autres, ne m'ont pas pour origine à votre instar. Sachez toutefois que je ne suis pas celle qui a désiré qu'elles s'instaurent entre nous, mais bien ton Grand-Père. » C’était un peu mieux. Elle venait de lui dire plus ou moins que c'était Ginrei qui avait désiré qu'elle se ramène et qu'à cause de cela il y allait avoir certaines... règles du jeu. Sans émettre de jugement, il était difficile de savoir si c'était contre son gré ou pour son plus grand plaisir. Et d'ailleurs, cela n'avait pas d'importance. C'était un espèce de nouveau travail, un nouveau contrat, une nouvelle responsabilité. Point. Que cela lui plaise ou non, c'était ainsi et elle n'y pouvait rien, alors autant s'y résigner n'est-ce pas ? Changeant d'appui, elle passa son poids sur sa jambe gauche sans se départir de son air paisible et doux. Il lui fallait choisir ce qu'elle pouvait lui dire maintenant, ce qui devrait attendre et ce dont il se rendra compte au fil du temps. Elle avala sa salive pour humidifier sa gorge et reprit la parole :
Yoake : « Pour mon nom, sachez qu'il n'a pas d'importance, j'en change régulièrement. Yoake suffira. Il y est également d'autres choses que vous devez savoir, et votre Grand-Père se chargera de confirmer mes dires. La première chose est que je ne m'annoncerai jamais et je ne serai jamais introduite, nos rapports étant strictement officieux. Pour cela, je vous serai gré de garder mon existence sous silence, cela est essentiel et me simplifierai grandement ma tâche. La seconde est que vous n'avez aucune autorité sur moi - l'inverse étant également vrai - et que votre rang social ou militaire ne possèdera jamais une quelconque influence sur moi. » Elle s'autorisa un petit sourire en regardant le jeune noble, avant de reprendre. « Je ne suis pas ici pour vous plaire, et cette situation n'est pas de mon dû, soyez-en assuré. » Tout en parlant, elle s'était approchée du noble, lentement, sans montrer aucun signe d'agressivité. Ne quittant jamais du regard sa silhouette, elle ne s'était pourtant jamais avancée en ligne droite, formant quelques arcs de cercle. Son corps félin se chargeait d'avoir une démarche souple, silencieuse et paisible, mais un spectateur externe aurait pu penser à un prédateur s'approchant de sa proie, se mouvant avec grâce pour endormir sa vigilance. Une fois suffisamment proche, elle posa un genoux à terre devant l'adolescent, la tête haute et son regard ne quittant pas le sien. Sa position était comme un symbole d'allégeance, mais son air n'affichait en rien aucune soumission. Elle l'avait prévenu, il ne lui donnerait pas d'ordre.
Yoake : « En cela, la tâche que m'a assigné votre Grand-Père est celle de votre protection. Vous avez passer l'âge d'avoir un chaperon et je le sais très bien, aussi je ne serai pas tout le temps derrière vous et vous ne me verrez jamais si vous ne le souhaitez pas. Cependant, sachez qu'en tout lieu et en tout temps, vous pourrez compter sur moi. Et lorsque les choses deviendront dangereuses, je serai non loin de votre ombre... mais je ne sortirai qu'en cas d'urgence. » Voilà, c'était dit. Elle avait énoncé les choses d'une voix calme et douce, sur le ton des choses qui sont et dont il est inutile de discuter... Si jamais il voulait protester, c'était à Ginrei qu'il allait falloir parler. Pas à elle. Et que cela lui plaise ou non, elle n'en avait cure, elle tiendrait sa promesse quoiqu'il lui en coûte.
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|  | | Souviens-toi de mon nom: Invité Invité
 | Sujet: Re: [ Flashback ] The Host of Seraphim Mer 20 Oct - 18:34 | |
| Le noble était toujours aussi passif en sa manière d’être et pourtant, sa méfiance bien qu’abaissé d’un cran, n’avait point disparut. Il n’avait absolument pas né de la dernière pluie, surtout après ses quelques années passées sous le joug de la déesse de la vitesse, autrement dit Yoruichi. Et ce n’était pas peu dire, car rien que de songer à ce visage goguenard, les frissons de la frustration et de la rancœur animaient son cœur. La blessure était encore profonde et ce même si elle semblait parfaitement ignoré par le jeune héritier. Ce dernier ressentait au loin de reiatsu contrôler et serein de son grand père, preuve que jusque là, la crainte d’une fourberie se devait de s’abaissé encore un peu. La main toujours aussi sagement ferme sur la garde du boken qui semblait toujours plonger la pointe vers le sol, Byakuya observait de ses yeux anthracite celui de cette femme appeler Yoake. Elle semblait l’étudier des pieds à la tête comme si elle le jugeait apte envers quelque chose qu’il ne pouvait encore déceler..une inspection qui le mettait fortement mal à l’aise et presque furieux intérieurement. Son front se plissa à nouveau sous cette sensation désagréable, d’autant qu’elle se murait dans un mutisme presque provoquant.
Il n’était pourtant point Joe le Clodo, mais Kuchiki Byakuya,, futur chef de clan et Roku ban tai taisho. Dévoilant au grand jour sa fierté il abaissa légèrement ses paupières, offrant ainsi un visage calme certes mais dédaigneux. Ce rapprochant ainsi de l’air que les anciens voulaient qu’il obtienne et fasse sien. Un visage fort, un visage détaché et inégalable…s’éloignant ainsi de cette ressemblance avec son père. Peut être était ce là un défaut, une erreur, mais toujours est il qu’en cet instant l’adolescent ne voulait pas succomber à son impétuosité, mais à cette image qu’on voulait qu’il soit, afin de ne point faire de faux pas. C’est alors que Yoake s’évertua enfin à parler non sans secouer lentement du chef. Voila qu’elle lui soumettait des règles ? et de quel droit ? Cela n’était certainement point pour lui plaire.. les règles… l’étiquette, tout ceci faisaient son univers depuis sa plus tendre enfance, et voila qu’on lui en rajoutait et de surcroit sans une parole de plus que la sienne ??.. C’est sur un ton presque indigné, trahissant cette fausse apparence de paix :
- Ojii sama ne m’a pas du tout informé d’une telle chose. Je ne puis vous croire et je vous somme de partir.
Ajoutant l’acte à la parole, le noble voila son regard comme par dénie. Il n’était point question de croire en de telles sornettes. Du mon Bon seigneur ou pas, tout ceci était absurde. Pourtant la présence de cette femme en ce lieu sans que les gardes ne daignent manifester une attente de sa part….n’était pas anodin et tendaient à faire comprendre cette réalité à l’adolescent. Le pir semblait à venir car nullement décontenancer par son impératif, Yoake reprit sans ombrage la suite de son discourt pour l’informer qu’elle n’avait pas plus d’autorité sur sa personne que lui-même envers elle. Qu’est ce que c’était que cette mascarade encore. N’avait il point démontrer par ses efforts qu’il était digne d’être l’héritier et qu’il méritait plus de confiance que cela ? Dans le fond le garçon se sentit un peu meurtrie par ce constat, et dévoila un regard bien moins neutre que précédemment..et cette lueur de colère ne cessa d’augmenter quand l’intruse des lieux se rapprocha de lui pour venir s’agenouiller dignement devant lui, sans aucun signe cependant de soumission. Pas une seule fois, Byakuya eut un mouvement de recule, refusant d’afficher la moindre faiblesse en cela. Leurs yeux se croisèrent à nouveau, alors qu’il bouillonnait de tout son être…
Il avait passé l’âge de cette protection trop rapproché à son goût. Pourquoi Ginrei lui imposait une telle chose… Libérer de Yoruichi, voila qu’une autre venait à sa porte et le pire de tout.. c’est qu’elle serait là sans qu’il ne le sache vraiment, le privant de cette intimité qu’il chérissait en silence par moment. Non il n’était plus aussi naïf que par le passé et il ne pouvait aller à l’encontre de l’ordre du chef de clan actuel…autrement dit son grand père. Mais combien même cela ne lui plaisait pas du tout et il le fit clairement savoir en se détournant volontairement de Yoake en parlant d’une voix ou vibrait la colère et une fierté plus que blessé :
- Je n’ai pas besoin de vous, et vous n’avez pas à encombrer votre temps envers ma personne car vous risquez fort de vous ennnuyer plus qu’autre chose. En effet, je suis suffisamment grand pour m’occuper de moi-même, et je doute faire appel à vous.
Aah…. L’orgueil de la jeunesse, elle semblait indomptable encore en ce corps encore bien juvénile. Que Byakuya soit noble ou non, ce trait de caractère lui faisait encore bien défaut, mais comme dirait certain, il fallait bien que jeunesse se passe. Le dos pleinement démontré en signe de protestation, l’adolescent plongea son regard dans le bassin pour rechercher son calme dans les mouvements gracieux des carpes, et resta profondément silencieux.
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|  | | Souviens-toi de mon nom: Amado Yoake | Ex-Ni Ban Taï Taisho | Assassin's God Messages: 546 Date d'inscription: 08/08/2010 Age: 21 Localisation: Tu vois par la fenêtre là-bas ? Bon, tu vois l'arbre ? Et à côté, le marchand de journaux ? Eh ben déjà, je ne suis pas là. Feuille de personnageSpécialité: HakudaNiveau:    (54/100)Expérience:    (4790/6000)
 | Sujet: Re: [ Flashback ] The Host of Seraphim Jeu 21 Oct - 18:38 | |
| Byakuya tenta de prendre l’air du parfait petit noble qui était décrit dans tous les manuels de la noblesse. La respiration calme, le regard légèrement voilé, les yeux fixes qui se voulaient hautains... Incroyable. Il y serait presque arrivé si quelques détails n’étaient pas là pour tout mettre à terre. Par exemple, il n’avait qu’à peine seize ans, et les poussées de croissance typiques de cet âge l’avait fait grandir très vite... et il demeurait un peu gringalet malgré son entraînement régulier. Ce détail serait bien vite réglé, cependant son hollow ne pouvait pas s’empêcher de lui trouver un air de ressemblance avec un très jeune coq en quête de reconnaissance dans une basse-cour, faisant un tapage du Diable avec son beau plumage à peine débarrassé de duvet. Et encore, il n’avait pas encore l’âge de se raser. De plus, la forme de son visage n’avait pas atteint tout à fait sa pleine maturité et il possédait encore de grands yeux et une tête un peu rebondie... Non, vraiment, il était peut-être un peu tôt pour qu’il se lance dans ce genre de regard. Pourtant, elle ne put s’empêcher d’avoir un pincement au cœur. Elle adorait Shojun, et jamais elle ne lui avait connu ce genre d’expression... Si hautaine et dédaigneuse. Qu’allaient-ils faire de lui, cette bande de rabougris ? Du gâchis. Rien de plus, ni de moins. Ils allaient pourrir ce gamin jusqu’à l’os, et elle serait liée à lui jusqu’à la fin de la vie de l’un ou de l’autre. Dans quoi c’était-elle engagée ?Pourtant, il ne réussit pas à garder très longtemps ce visage de calme hautain. Au fur et à mesure de sa tirade, il laisse tomber son masque pour reprendre sa fougue de jeunesse. Bah, peut-être n’était-il pas si désespéré que cela après tout. Dès les premiers mots à la suite de sa tirade, la jeune femme sut que cela ne serait pas facile. Pas facile du tout. Et comme l’étudiant ne pourrait certainement pas passer sa colère et sa frustration sur son grand-père qui était le seul responsable de cette situation, Yoake avait comme le sentiment que ça allait retomber sur son dos... Il lui faudrait encore quelques années pour analyser totalement le jeune noble, mais elle avait déjà pu noter quelques mouvements qui étaient caractéristiques chez lui. Par exemple, le léger plissement de son front indiqué qu’il était certainement très énervé intérieurement. La crispation dans sa mâchoire lui montrait que sa fierté et son orgueil en avait pris un coup. La contraction de ses muscles sous la colère pour tenter de se maîtriser – réaction assez stupide mais instinctive... la nature était mal faite parfois – était toute juvénile. Bientôt, il apprendrait que pour se calmer, il valait mieux se détendre, se crisper ayant l’effet inverse... Mais encore une fois, elle n’allait pas tout lui dire, il allait falloir qu’il se débrouille un peu. Elle n’allait pas tout le temps être derrière son dos non plus.
Byakuya : « Je n’ai pas besoin de vous, et vous n’avez pas à encombrer votre temps envers ma personne car vous risquez fort de vous ennuyer plus qu’autre chose. En effet, je suis suffisamment grand pour m’occuper de moi-même, et je doute faire appel à vous. » Il s’était détournée d’elle, lui tournant méchamment le dos. Idiot. Un certain auteur avait écrit, à travers les yeux d’un de ses personnages, à quel point ce geste était fascinant... Refuser quelque chose, tout en affichant ouvertement sa faiblesse. Ce gamin enchaînait bêtise sur bêtise. Il n’avait pas bougé d’un poil pendant qu’elle s’était rapprochée, n’avait pas remonté sa garde. Son ton avait beau vibrer de colère, ce n’était que des sons qui formaient des mots... Ce n’était pas ça qui la protégerait d’elle – surtout d’elle. Si cela pouvait parfois sauver la vie, il valait tout de même mieux penser à une protection physique avant toute chose. Il laissait ses sentiments et sa fierté de mâle dominant blessée prendre le dessus, et enchainait les gaffes de plus en plus vite. Elle secoua légèrement la tête en soupirant... Peut-être qu’il allait falloir utiliser une manière un peu plus forte que celle-ci. Elle avait tenté la méthode douce, mais il allait visiblement falloir quelque chose de plus radical. D’une célérité qu’elle ne tenait que grâce à des siècles d’entraînement en tant qu’assassin, elle fut dans son dos pour lui susurrer presque sensuellement à l’oreille :
Yoake : « Ah vraiment ? » Et sans lui laisser le temps d’ajouter quoique ce soit, elle exerça une pression sur son dos pour le pousser simplement dans l’eau du bassin, l’envoyant nager avec les poissons. Elle n’avait pas d’inquiétude au sujet d’une quelconque noyade, elle avait remarqué que les petits garçons avaient la fâcheuse tendance à mettre un point d’honneur à aller visiter chaque point d’eau sans exception et apprenaient grâce à cela à nager. Ou alors ils naissaient en sachant nager... Toujours était-il qu’il avait l’air de s’en sortir assez bien. Croisant les bras, se doutant qu’il n’allait pas se faire jeter à l’eau aussi facilement sans répliquer – lui ! Le futur chef du clan Kuchiki ! – elle changea légèrement de place, ne faisant guère plus d’un pas sur le côté et se prépara à esquiver ou à contrer n’importe quelle attaque. Il la chercherait instinctivement des yeux et s’il préparait quelque chose, pourrait être déstabilisé.A première vue, elle était à la même place et il agirait d’instinct, et ne serait compte que plus tard qu’elle avait légèrement bougé... mais chaque centimètre était important dans un duel. Cependant, elle n’était pas sûre que cette ruse marche parfaitement, après tout il avait eu un bon professeur à cela et certainement serait-il habitué et ne se laisserait pas abuser. Ou alors il était aussi impulsif qu’il en avait l’air et vu l’état de sa fierté, risquait de foncer tête baissée... ou il tenterait de lui faire croire. Méfiance. Il était temps de changer de stratégie... Puisqu’il avait tout l’air d’un gamin pourri gâté, il allait falloir qu’il comprenne certaines choses. Celui ou celle qui allait lui faire entendre raison n’était pas né, elle ne se faisait pas d’illusion, mais il était essentiel qu’il arrête ses caprices avec elle. Elle n’était pas à son service. Cependant, elle crut bon de dire d’une voix un peu moins douce et plus froide, haussant suffisamment le ton pour qu’il l’entende à travers les éclaboussures et les éventuels hoquets.
Yoake : « Vous baissez bien trop facilement votre garde mon jeune Seigneur. De plus, vous semblez avoir bien trop confiance en vous et en vos capacités. Que se serait-il passé si j’avais eu une arme en main, avec l’intention de vous tuer ? Si vous voulez éviter que je vous suive comme votre ombre, il va falloir faire un peu mieux que cela. »
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|  | | Souviens-toi de mon nom: Invité Invité
 | Sujet: Re: [ Flashback ] The Host of Seraphim Jeu 21 Oct - 19:53 | |
| Sous le souffle de cette voix à son oreille, le noble ne pu retenir un long frisson lui parcourir la nuque. Une sensation troublante et agréable, annonçant tout de même la méfiance…Byakuya n’ignorait pas qu’en tournant sciemment le dos, cela n’afficherait qu’un peu plus sa fausse naïveté. Il voulait qu’elle se rapproche, comme pour se régaler de lui de sa jeunesse et de son incrédulité. Oui, l’héritier du clan Kuchiki était encore bien jeune, mais nullement dépourvut d’intelligence, loin sans faux, mais…si cela était un fait, le noble adolescent avait omit le détail de l’inexpérience, ou peut être tout simplement cette fâcheuse tendance à trop compter sur lui-même. Avant même que la pression ne s’exerce de trop sur son dos, Byakuya tenta une technique qu’il tentait depuis quelques tems à mettre au point…l’Utsusemi. Cette fâmeuse technique qui faisait une part de la renommée de son ancien Senpaï, Yoruichi…ce bakeneko qui le lui avait montré cela quelques fois seulement en le défiant d’en faire autant. C’était presque au point…mais voila, le mot presque suffisait à signifier son échec.
En effet, avant même d’avoir pu exercer la vitesse adéquat pour servir de leurre...Le noble perdit l’équilibre et chavira irrémédiablement en cette eau limpide dans lequel se mirait les écailles des carpes qui se déplaçaient avec grâce…C’est sous une onomatopée non descriptible que Byakuya disparut dans le bassin, délaissant le fluide froissement de son haut d’habit qui vint se reposer sur les pieds de la jeune femme. Au fond de cette masse liquide, le noble faisait fit de sa longue chevelure qui lui barrait la vue, alors qu’il pouvait ressentir la froideur des écailles des carpes de son grand père effleurer ses doigts écartés. Immobile…il nourrissait en son sein une stratégie pour rattraper se ratage des plus inconvenant pour sa fierté, laissant les bulles d’airs quitter ses poumons. Ce n’est que lorsque l’air vint à lui manquer, qu’il usa d’une forte pousser au fond du bassin artificiel pour se propulser vers le haut, et ignora totalement Yoake en regagnant l’autre berge. Il se hissa avec une manière fort agile sur la terre ferme, malgré la situation si eu familière.. Enfin cela dépendait pour qui en un sens. Car Byakuya avait comme un arrière goût de déjà vu en cela. Certes il avait grandit, mais il avait encore bien des défauts à corrigé..
Le fait est, que par le passer il se serait rué directement sur l’adversaire, mais cette fois si….que nenni. Il se contenta de recracher un peu d’eau qui s’était logé en sa bouche et se redressa de toute sa taille, dévoilant le haut de son corps nu au soleil qui le réchauffait un peu. Ses cheveux lui collaient à son front, accentuant ce contraste avec cet épiderme si blême. Ses yeux anthracites fixèrent Yoake avec un air presque insondable, alors que le noble recherchait à calmer ses frissons de froid. Il n’aimait guère qu’on le sous estime, ou qu’on le considère trop comme un enfant. Depuis un certain départ, on ne pouvait renier qu’il avait gagné un tout petit peu en maturité, et gardait ce précieux entêtement, que de ne jamais baisser les bras. Son regard se porta vaguement sur son vêtement gisant au sol, lui rappelant l’échec de sa première tentative, mais…il n’en resterait pas là. Rapidement il pointa l’intruse de son doigt et proféra froidement en guise de réponse à toute cette provocations :
- Hado no Yon Byakurai.
Un éclair bleu des plus maîtrisé s’extirpa de sa phalange pour se ruer sur Yoake, alors que sans même attendre l’impacte, il disparut d’un shunpo pour la prendre par le flanc gauche. En effet son sort était juste suffisant pour faire diversion et vint mourir au pied de la berge opposée…brûlant du même coup son haut de vêtement, ce qui lui vaudra très certainement une légère réprimande, mais qu’importe ce genre d’habit de piètre facture selon lui , sera aisément remplaçable. Mais peut importe. Il se saisit de la jeune femme et la plaqua sur le sol en glissant son boken de bois qu’il avait ramassé entre temps, pour le lui glisser sous le cou. Par cette manœuvre il l’informait implicitement, qu’il pouvait aussi être véloce, et planifier des attaques autrement que par le biais de l’impulsivité. Ses cheveux retombants sur ses épaules, s’égouttaient sur le corps qui lui était soumit, offrant un air plus que négliger de Byakuya qui fixait avec rage et attention son adversaire. Il en avait assez de ce genre de jeu. Ses lèvres s’animèrent enfin, pour laisser entendre cette voix presque adulte :
- Je ne suis pas votre seigneur puisque vous n’êtes pas sous mon autorité, et je possède sans doute trop de confiance en moi, mais vous vous permettez de me juger un peu trop rapidement.
Son souffle semblait encore un peu court sous cette manœuvre passé, et surtout l’Utsusemi qui lui avait demandé pas mal de concentration, quand bien même il s’était loupé. Au file du temps cela deviendrait plus aisé, et surtout plus réussit.. C’est aussi sans doute pour cela que l’adolescent s’était permit de sacrifié son habit. Il était le signe d’une défaite, et sa leçon ressemblait trop à celle de cette femme qui s’était permit de partir sans même lui dire un mot….une trahison, signifiant parfaitement qu’il n’avait été qu’un jouet pour elle. Byakuya restait ferme sur sa prise, alors qu'il se tenait à cheval sur elle, et en la contemplant de ses yeux juvéniles mais très sérieux.
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|  | | Souviens-toi de mon nom: Amado Yoake | Ex-Ni Ban Taï Taisho | Assassin's God Messages: 546 Date d'inscription: 08/08/2010 Age: 21 Localisation: Tu vois par la fenêtre là-bas ? Bon, tu vois l'arbre ? Et à côté, le marchand de journaux ? Eh ben déjà, je ne suis pas là. Feuille de personnageSpécialité: HakudaNiveau:    (54/100)Expérience:    (4790/6000)
 | Sujet: Re: [ Flashback ] The Host of Seraphim Ven 22 Oct - 18:49 | |
| Yoake laisse se peindre une moue de surprise quand le haut du kimono du jeune homme tomba à ses pieds. Il n’avait pas eu le temps de l’enlever, elle en était sûre... Alors quoi ? Le jeune noble serait-il moins impulsif qu’elle ne l’avait pensé au premier abord ? Pas mal. Elle eut un hochement de tête approbateur, il avait au moins tenté de faire une technique, au lieu de se laisser mollement faire... C’était même plutôt bien, même si sa technique avait apparemment planté. Dommage, mais il y avait de l’idée. Elle fixa la surface trouble de l’eau et vit qu’il ne bougeait pas d’un poil. Un froncement de sourcil barra son front. Se serait-elle trompée sur les petits garçons ? En existait-il qui ne savaient pas nager ? A moins qu’il ne se soit cogné le crâne contre quelque chose dans sa chute... Elle soupira. Elle ne pouvait pas le laisser très longtemps au fond de l’eau et s’il ne se décidait pas à remonter elle irait le chercher. Pourtant, les bulles qui remontaient à la surface étaient bien trop régulières et maitrisées pour appartenir à un homme qui se noie. Le jeune homme souhaitait apparemment rester au fond de l’eau. Avait-il trouvé quelque chose ? Au fond d’un bassin de carpes koï ? Elle en doutait. Ou alors élaborait-il sa prochaine stratégie... A moins qu’il ne gagne du temps pour exécuter une nouvelle technique. Ou sa technique de tout à l’heure n’avait pas échoué et faisait partie intégrante d’un plan... Intriguée, Yoake décida de le laisser faire et de voir ce qu’il avait derrière la tête.Enfin, l'oxygène dû lui manquer car il remonta bien vite à la surface d’un mouvement assez puissant à en juger les remous de l’eau et les nages des carpes koï. Les bras croisés, Yoake attendit sagement qu’il remonte sur la berge, crachotant un peu d’eau, tout ruisselant. Un sifflement appréciateur s’éleva dans l’esprit de la vizarde, suivi de quelques remarques de son hollow. Elle soupira mentalement et détailla à son tour le noble qui reprenait son souffle et qui se remettait sur pied. Ses beaux cheveux étaient à présent détrempés et lui collaient au corps, dégoulinant sur un torse certes mince mais déjà remarquablement musclé. Ses yeux étincelaient d’une lueur à la fois furieuse et calculatrice. L’une de ses mèches goutta et la perle de d’eau glissa doucement sur son torse, vite rejoint par...
* Non mais suffit Tsukiyo ! C’est qu’un gamin, je ne suis pas pédophile ! * siffla-t-elle en pensée. L’arrancar émit un grognement de déception en marmonnant un dernier « rabat-joie » avant de se taire et d’observer la scène. Cela ne faisait pas si longtemps que cela – à peine un siècle – que Yoake avait appris à lâcher un peu la bride de son alter-égo monochrome, et si elle restait la partie dominante dans son corps, Tsukiyo avait un peu plus de liberté et pouvait parfois réagir et contrôler dans une certaine mesure ses mouvements. Comme à présent. Se redressant du haut de son sixième de siècle, Byakuya pointa un doigt bien trop bas sur elle en murmurant froidement :
Byakuya : « Hado no Yon : Byakurai » Yoake esquiva un pas en arrière pour éviter de se cramer les orteils avant de voir l’ombre de Byakuya foncer sur elle sur le côté. Elle voulut esquisser un mouvement pour le contrer mais ses muscles se tétanisèrent sous une brusque impulsion de son hollow. L’assassin ne put retenir une légère grimace de douleur quand le noble la percuta de plein fouet alors qu’elle était crispée sur elle-même... Notant ceci sur la liste des choses qui nécessiteraient un bon savon de Tsukiyo, cette dernière ronchonna quand même qu’il fallait qu’elle se laisse un peu faire pour voir ce que le noble valait réellement. De toute façon, elle ne craignait rien n’est-ce pas ? Et elle relâcha brutalement son emprise, alors que leurs deux corps percutaient le sol à l’avantage de l’étudiant. Elle serra les dents par réflexe et, reprenant le contrôle de ses mouvements, eut juste le temps d’attraper un kunai dans l’une de ses poches secrètes avant de se faire méchamment immobilisée au sol. Bien. Et maintenant ? Le souffle court, il semblait l’observer avec le plus grand sérieux. A cheval sur elle, le boken glissé sous sa gorge, elle leva la tête vers le haut sous une légère pression sur sous son menton.
Byakuya : « Je ne suis pas votre seigneur puisque vous n’êtes pas sous mon autorité, et je possède sans doute trop de confiance en moi, mais vous vous permettez de me juger un peu trop rapidement. » Elle se permit un sourire, alors que son hollow s’imprégnait lentement dans son esprit, se fondant presque dans ses pensées. C’était un étrange sourire, à la fois amusé et ravi, presque fier... Mais un peu trop joueur pour être totalement catholique. Sa poitrine soulevant à un rythme régulier ses vêtements sombres de shinigami qui commençaient à être eux aussi trempés. Elle eut un léger frisson quand l’eau atteignit sa peau, plus par réflexe que par véritable sensation de froid. Elle hocha calmement la tête et lui concéda avec un ton calme et paisible :
Yoake : « Vous avez raison. » Mais elle n’en avait pas fini avec lui. Frappant à la manière d’un serpent, elle se redressa vivement et saisissant le kimono du noble à quelques endroits stratégiques, inversa leur position sans lui laisser le loisir de répliquer. Elle n’aurait jamais pu agir ainsi sans se trancher la gorge si son boken avait été autre chose que du bois. Saisissant le poignet de sa main armée, elle le plaqua avec suffisamment de force pour le faire lâcher son arme. Stupide réflexe musculaire, n’est-il pas ? Elle lui fit à la suite une prise basique de corps à corps qu’il aurait pu aisément contrer... s’il n’y avait pas eu le contact caractéristique de l’acier froid n’ayant pas eu sa dose de sang frais contre sa hanche.
Yoake : « Chhhut... Doucement. Je n’aimerai devoir vous blesser. » susurra-t-elle tout près de son oreille de son ton étrangement sensuel. Elle ne le ferait certainement pas et il le savait probablement, mais que connaissait-il de cette inconnue au juste ? Son corps chaud plaqué contre le sien pour l’immobiliser, elle verrouilla ses prises avant de faire glisser avec une lenteur calculée le kunai le long de son torse. Ils étaient quasiment joue contre joue, laissant à Yoake le loisir de murmurer à son oreille de sa voix chaude qui contrastait avec le froid glacial de sa lame.
Yoake : « On ne menace. Jamais. Quelqu’un avec une arme en bois. Si vous voulez menacer quelqu’un, faites en sorte que la menace réelle, et non symbolique. » Le kunai avait atteint la base de son cou à présent. Toujours aussi lentement, elle posa sa lame à l’endroit exact où il lui avait posé son boken et, d’une légère pression, lui fit lever la tête. Continuant sur le même ton, elle reprit.
Yoake : « On ne fait pas lever la tête à quelqu’un qu’on menace, sa gorge est peut être exposée mais la jugulaire gagne en profondeur et il est beaucoup plus difficile de l’atteindre. » Faisant glisser son kunai contre sa gorge, elle finit par appuyer du plat de la lame d’un côté de sa mâchoire pour lui faire tourner la tête. « Ce qu’il faut, c’est lui tourner la tête... Voilà, ainsi. La jugulaire alors se découvre, et seul un imbécile pourrait la rater. » Suivant une impulsion étrange qu’elle devait certainement à son hollow, elle déposa un baiser tendre sur sa jugulaire palpitante. Laissant son côté joueur prendre le dessus, elle fit glisser l’arrête de son nez de la base de son cou jusqu’à l’articulation de sa mâchoire, respirant sans un bruit sa douce odeur de cerisier mélangée à celle de la mare. Elle poussa un soupire très léger et son souffle chaud alla se perdre dans sa nuque. Puis, revenant près de son oreille, il souffla finalement un dernier :
Yoake : « Vous êtes doué et j’avoue vous avoir sous-estimer. C’était bien joué et votre technique a failli réussir tout à l’heure. Félicitations. Continuez ainsi et il est probable que vous oublierez jusqu’à mon existence. » Elle voulait dire par là qu’elle ne le pisterait pas s’il se montrait suffisamment fort. S’il pouvait se débrouiller seul, tant mieux... Si elle n’était pas là pour lui plaire, elle n’avait pas non plus envie de passer pour un garde du corps tyrannique. Se remettant debout, elle fit disparaitre son kunai aussi rapidement qu’il était apparu et délesta le noble de son poids pour lui rendre sa liberté de mouvement. Elle lui tendit la main, se doutant qu’il allait la refuser, à la fois pour le remettre sur pied et pour sceller leur accord. Mais il était peut-être trop fier pour cela, elle le savait.
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 | Sujet: Re: [ Flashback ] The Host of Seraphim Sam 23 Oct - 12:27 | |
| Sur de sa prise Byakuya gardait soigneusement son sabre de bois sous cette gorge..Cependant, il savait que cela n’était que pure menace symbolique pour ainsi dire, n’ayant point encore le droit de porter une arme réelle, et bien entendu cela ne passa point un aperçut pour Yoake …ou était ce une autre…comment le dire.. Comment le savoir, qu’à ce moment même il avait éveillé une créature dont il ne connaissait rien, alors que l’eau s’égouttait toujours de sa longue chevelure noire et que sa peau frissonnait de froid. Sans comprendre ce qui allait suivre, ses yeux anthracite aperçurent ce petit hochement du chef de la part de celle qu’il pensait avoir à sa merci, avant qu’elle ne rétorque d’une voix calme qu’il avait raison… Il fronça des sourcils, avant qu’il ne ressente une pression des plus fermes et c’est en un instant que les rôles se retrouvèrent comme inverser.
L’adolescent voulut se servir de son boken mais ce dernier s’échappa de son étreinte alors que l’étau de Yoake imposait à ses doigts de se décontracté indubitablement…De rage il planta ses yeux si semblable à un ciel d’orage dans les siens et se retint de proférer une multitude d’injure face à cette situation, voir même de se mouvoir violemment pour espérer lui rechaper. Car l’aiguillon de la prudence heurta de plein fouet son esprit… lui implorant de ne point être brusque en cet instant même. Byakuya ressentait la froideur d’une lame plus que tranchante sur son flanc, imposant sa volonté, alors qu’il tremblait de froid sous ce corps trop penché sur sa personne. Quelques mèches de ses cheveux mouillés se collèrent à son visage blême, et son souffle semblait saccader alors que ses muscles se contractaient sous cette emprise indésirable. Ses pupilles laissaient aisément entrevoir cette fierté blessé qui l’habitait présentement.. Alors qu’une voix suave et douce s’immisçait à son oreille.
Un frissonnement plus étrange alors se fit ressentir à la base de son cou, alors que l’adolescent ressentait la prise se resserrer douloureusement sur lui. Ses mâchoires se crispèrent sous cela, mais jamais Byakuya n’ouvrit la bouche pour laisser échapper une seule plainte ou une protestation. Il était bien trop fier pour cela. Sa peau mouillée et vulnérable réagissait au passage même de la lame du Kunai qui se fraya un chemin sur son torse, presque de manière sensuel et ce jusqu'à son cou, le forçant ainsi à relever le menton. Une fois encore cette voix lui enseigna une leçon qu’il n’oubliera certainement pas, mais qui effritait juste un peu plus son orgueil. Chose qui n’arrangeait rien quand à la tension qui habitait chacun de ses muscles, rendant plus douloureux encore cette entrave, mais aucun son ne quitta ses lèvres résolument vouées au mutisme, seul son regard emplie de défit répondait à cela. La lame se déplaça sur sa gorge docile, pour venir appuyer sur le côté, l’obligeant tel un serviteur, à démontrer son profil, révélant cette veine vibrante et juvénile.
Sa poitrine se soulevait fortement contre ce corps chaud qui lui faisait front. Son souffle témoignait largement de ce calme apparent que le noble désirait soumettre, mais il était cependant bien trop appuyer, alors que par dénie ses paupières s’abaissèrent. Sa tentative pour se détendre fut réduite à néant, lorsque Byakuya ressentit un touché moelleux et tendre contre sa jugulaire, lui offrant un frémissement incontrôlable jusqu’à son bas ventre. Ses yeux s’écarquillèrent d’eux même, trop surprit pour rester dans le dédain. Mais ce ne fut point tout, un toucher plus long et subtile se frayait un chemin sur son cou, délaissant un souffle chaud et humide effleurer telle une caresse à sa nuque. Chose qui le tétanisa sur place, tandis que son esprit se troublait en reconnaissant combine tout ceci était...appréciable, tout comme cette voix savoureuse qui lui donnait quelques mots de flatteries..Sa gorge se rendit curieusement sèche et son cœur battait à tout rompre en sa poitrine sans qu’il n’en comprenne pleinement le sens. Il n’était cependant pas né de la dernière pluie, car les choses de la séduction commençaient à peine à lui être enseignées. Mais comment lutter contre ses souvenirs qui hantaient dès à présent son intellect…ceux concernant Yoruichi qui s’amusait parfois à l’aguiché de cette manière.. Toujours les yeux aveuglés par ses paupières, Byakuya refusa de parler, comme s’il y trouvait là une certaine victoire. Ephémère sans doute et imaginaire. Mais comme le lui avait dit Yoake, plus il s’améliorera et moins il n’aurait à supporter sa présence, ce qui reviendrait à dire qu’il serait un être accomplit.
Progressivement l’entrave se retira délaissant le jeune héritier encore un peu hébété intérieurement, tandis que son regard se démontrait enfin au grand jour pour ne voir tout d’abord ce bassin. Il frissonna sous la froideur de l’air venant pleinement survoler sa peau, lui rappelant que Yoake s’était tout simplement redresser. Lentement, Byakuya se plaça en position assise et se passa une main négligente sur sa nuque recherchant sans doute encore cette étrange sensation qui l’avait parcourut. Son pouls était redevenu plus régulier, et ses muscles bien plus détendu. Pourtant cette cuisante défaite ne faisait qu’étrangler sa fierté et s’en était insupportable. Mais ne point reconnaitre son échec était en soit un manque terrible de noblesse et l’adolescent avait murit sous cette question. Se retenant de claquer des dents et en contenant les frissons que lui procurait sa chevelure mouillée en son dos, Byakuya reprit ses appuies de lui-même, sans même concéder à prendre cette main offerte. Malgré tout, il pencha légèrement son visage en avant et ses lèvres bleui par le froid s’animèrent enfin pour exprimer d’une voix qui se voulait bien plus calme que par le début : - Il en sera donc ainsi, et croyez moi que je ne serais certainement pas un poids pour vous.
Sous entendant à cela qu’il n’aura jamais besoin d’elle quand bien même il se retrouve dans la pire des difficultés, et ainsi il démontrerait qu’il sera suffisamment fort pour vaincre celle qui se disait auparavant son amie bien que implicite. Mais…peut être que Yoake n’était pas tout à fait comme elle après tout.
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